Les frises du Shâh Nâme dans l’architecture iranienne sous les Ilkhân / A. S. Melikian-Chirvani
Paris, A.A.E.I., 1996.
Broché, 136 p. ISBN 2-910640-04-3.

Résumé
Vingt et une frises de carreaux de céramique du XIIIe et du XIVe siècle portant des vers du Shâh-Nâme sont identifiées dans cette étude. Elles s’ajoutent aux cinq frises, précédemment connues, et démontrent le rôle jusqu’ici insoupçonné que le texte de Ferdowsi a tenu dans le décor palatial de l’Iran mongol au cours d’une période comprise entre le règne de Sultân Ahmad Takûdar pour la première de toutes, celle de Takht-e Soleymân, et la fin du règne de Sultân Abû Sa‘îd Bahâdur Khân pour la dernière frise peinte au lustre d’or que l’on peut dater des environs de 734/1334. Trois frises moulées sous glaçure bleu turquoise ont vraisement été exécutées à la fin de l’époque mongole sinon même au cours des deux décennies qui ont suivi. Le parallèle systématique qu’il est possible d’établir entre les modèles de carreaux retenus pour les vers du Shâh-Nâme et ceux qui portent des versets koraniques, qu’il s’agisse des modèles à décor architectonique (arche trilobée) ou des modèles à calligraphie linéaire souligne le parallélisme du rôle tenu dans la société iranienne par le Koran, source du savoir métaphysique, et par le Shâh-Nâme, modèle de l’histoire du monde et modèle de conduite dans l’univers contingent.

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